Inaugurations d’infrastructures au Fouta : 500 000 francs guinéens ou plus pour que les administrateurs territoriaux y prennent part.
C’est une pratique courante en Moyenne-Guinée. La participation des administrateurs territoriaux (Gouverneurs, préfets et sous-préfets) aux cérémonies d’inauguration d’infrastructures d’intérêt général est conditionnée par eux-mêmes à des sommes allant de 500 000 à 1 000 000 de francs guinéens. Un fardeau financier que supportent les communautés rurales depuis plusieurs années.
Au Fouta, la venue d’un gouverneur, d’un préfet ou d’un sous-préfet à un événement tel que l’inauguration d’un bâtiment public ne se fait pas sans rien en retour. S’ils n’ont pas la garantie qu’au terme de la cérémonie ils repartiront avec des enveloppes remplies d’argent, il ne faut pas compter sur leur presence.
Les sommes exigées vont de 500 000 francs à plus. Les bénéficiaires les perçoivent comme frais de leur transport aller-retour. En novembre dernier, un poste de gendarmerie, un commissariat de police et un poste de cantonnement forestier ont été inaugurés dans la sous-préfecture de Maci.
Leur construction a été entièrement financée par les résidents et les ressortissants de cette commune rurale. Lors de la cérémonie d’inauguration, seuls deux sous-préfets voisins, ainsi que celui de la localité hôte, étaient présents. Les autres n’ont pas assisté à l’événement, n’ayant pas eu la garantie que les 500 000 francs guinéens comme frais de leur transport seraient payés.
Le préfet était présent, mais parce que son enveloppe était déjà préparée. Elle lui avait été remise à la résidence où lui et sa étaient hébergés pour le repas de circonstance. Même pour un sacrifice organisé en hommage à un défunt, les administrateurs territoriaux participants repartent avec des enveloppes remplies d’argent.
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