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DISTRIBUTION DE NOURRITURE AUX MALADES DU COVID-19 : ALIMA « définitivement exclue »

On le disait dans un précédent article. La distribution de nourriture aux malades du COVID-19, notamment ceux alités au centre de traitement épidémiologique de Donka, est au cœur d’une grande polémique ces dernières heures. Après que des citoyens utilisant Facebook ont accusé l’activiste Fatou Baldé Yansané d’avoir signé un contrat qui lui permet de facturer à 150 000 francs guinéens chaque plat distribué, cette dernière a été obligée de réagir pour démentir formellement ces allégations.

Au début de la prise en charge des malades de coronavirus en Guinée, c’est ALIMA qui s’occupait de la restauration des patients. Mais suite aux plaintes de plusieurs patients, cette prestation lui a été retirée.

Samedi soir, dans une publication faite sur Facebook, Fatou Baldé Yansané a annoncé que l’ONG qui appuie le gouvernement guinéen dans la lutte contre la pandémie, est « définitivement exclue de la prise en charge nutritionnelle des malades ».

Après cette annonce, notre rédaction l’a jointe pour en savoir davantage. Au téléphone, Fatou Baldé Yansané a réaffirmé que le contrat avec ALIMA a été résilié. « C’est fini, ils ne sont plus chargés de la nourriture. Maintenant, ce qu’ils sont en charge là-bas, à savoir l’hygiène de l’hôpital, la prise en charge et le dépistage, ils n’ont qu’à s’occuper de ça correctement. Sinon, on va les dénoncer encore », a prévenu l’activiste.

A la question de savoir si un nouveau contrat est désormais signé entre la Coalition des femmes leaders de Guinée (COFEL) qu’elle dirige et l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS) pour la restauration des malades, Mme Yansané a répondu que son ONG est une organisation à but non lucratif. « Moi, je ne dois pas produire quelque chose en bénéfice. Ça ne m’intéresse pas. Ils ont fait un cahier de charges et appelé quelqu’un à qui ils ont fait un contrat. Mais ce n’est même pas l’ANSS, parce que ce n’est pas l’État guinéen qui prend cela en charge. Ce sont les bailleurs de fonds », a-t-elle tenu à préciser.

Face à la flambée des cas confirmés du COVID19 en Guinée, où selon les dernières statistiques officielles publiées ce samedi font état de 2 042 personnes testées positives depuis l’apparition de la maladie dans le pays le 12 mars dernier, Fatou Baldé Yansané demande à l’Etat ou à l’ANSS de chercher deux ou trois prestataires supplémentaires.

Ledjely

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