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En Guinée, seulement 5% du réseau routier national est bitumé

(Agence Ecofin) – Actuellement, la Guinée compte moins de 2 500 km de routes nationales bitumées pour un réseau long de plus de 43 000 km. Selon le ministre des Travaux publics, les fonds alloués à l’entretien routier sont insuffisants alors que plusieurs axes vitaux sont dans un état critique.

L’infrastructure routière en Guinée est globalement dégradée, obsolète et très vieillissante. Le ministre des Travaux publics Moustapha Naité (photo) en a fait l’état des lieux au cours du Conseil des ministres du 23 juillet, lors de sa communication relative au programme d’urgence de réhabilitation des axes routiers principaux. « En dépit de tous les efforts considérables consentis, l’état global du réseau routier national reste précaire », a-t-il dit.

En 2010,  le réseau routier national de Guinée s’étendait sur 43 348 km. Avec les travaux en cours, celui-ci passera à 48 981,91 km dont seulement 2 463,5 km de routes nationales bitumées, soit 5,03% . « La grande partie des infrastructures routières est construite sous la 1re République (1958-1984) et une bonne partie des routes, toutes catégories confondues, est encore en terre », a révélé le ministre.

Dans le but d’améliorer l’état du réseau en souffrance, le ministère des Travaux publics a initié un plan d’urgence de travaux de réfection d’axes principaux en état critique. Seulement, « les moyens consacrés actuellement à l’entretien routier dans toute son envergure sont insuffisants », regrette Moustapha Naité, avant de rappeler que l’arrêté conjoint – ministère des Travaux publics/ministère des Finances suivant les recommandations de l’Union européenne de relever la part de l’entretien routier sur le carburant (RER) – n’est, à ce jour, pas appliqué. 

L’état du réseau dit « routes à risques » a pourtant atteint un niveau limite de dégradation et nécessite des interventions durant cette année 2020. Il a d’ailleurs prévenu que si les moyens financiers ne sont pas mobilisés d’ici là, plusieurs liaisons se verraient coupées sur le réseau.

Ces travaux d’urgence visent uniquement à maintenir une circulation dans des conditions acceptables, le temps que  l’Etat  recherche les fonds nécessaires pour financer progressivement les projets de reconstruction. Ils concernent 1 650 km linéaires de routes (dont 965 km de routes revêtues et 685 km de routes en terre) et requièrent un 978 milliards GNF ($102 millions). 

Au terme des débats, le Conseil après avoir acté la nécessité de procéder à ces travaux d’urgence a instruit le ministre des Travaux publics de prendre attache avec l’Administration et contrôle des grands projets (ACGP) afin d’évaluer conjointement les coûts desdits travaux. Le Conseil a également instruit la ministre du Plan de l’étalement sur trois exercices budgétaires de la prise en charge financière des travaux, et d’inscrire désormais dans les programmes d’investissement public le coût des études de faisabilité et des entretiens lourds.

Agence Ecofin

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