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Le SPPG absent à la HAC: « dans notre pays, dès qu’on parle de syndicat les gens ont une mauvaise image de vous»

Dans les décrets lus sur les antennes des médias publics en début de semaine, le Président de la République a nommé les commissaires de la HAC ainsi que son président.

Le secrétaire général du Syndicat de la presse privée de Guinée rencontré mercredi salue le retour du doyen Yacine Diallo à la tête de la Haute Autorité de la Communication. Mais au-delà de l’absence du SPPG, la composition actuelle de la HAC n’inspire pas confiance au syndicaliste.

Malgré l’augmentation du nombre de commissaires, le Syndicat de la presse privée de Guinée n’a pas eu de représentant au sein de l’instance régulatrice des médias. Son secrétaire général n’est pas surpris car il savait d’avance que le sort du SPPG était déjà scellé et certains patrons de presse ont joué un rôle. « Les patrons de presse sont partis voir le président de l’Assemblée Nationale, le ministre en charge des relations avec les institutions républicaines pour nous barrer la route. Eux aussi, ils ont cédé facilement sans écouter le syndicat pour savoir pourquoi nous voulons être représenté. C’est tout simplement déplorable car dans les autres pays, les journalistes sont représentés mais chez nous, ce sont les patrons de presse qui décident à la place des joueurs et 90% des décisions prises à la HAC sont contre les journalistes. On devait nous associer», regrette Sidy Diallo.

Pour Sidy Diallo, les autorités ont toujours une dent contre les syndicats. Pourtant, c’est sous la conduite des syndicats que le pays a obtenu son indépendance. « On est dans un où dès qu’on parle de syndicat, les gens ont une mauvaise image. On pense que vous êtes des gens qui déstabilisent alors que c’est tout faux. Les gens ont oublié que l’indépendance a été acquise grâce à une lutte syndicale. Je vois mal comment la HAC dont on parle va prendre des décisions sans impliquer les journalistes…», explique Sidy Diallo qui promet de continuer la lutte jusqu’à la victoire.

Le syndicaliste salue le retour du doyen Boubacar Yacine Diallo à la tête de l’institution mais sa composition n’augure pas à ses yeux des belles perspectives. « Sur les 13 commissaires, il n’ y a que cinq qui sont venus du monde de la presse. Donc moi je suis inquièt pour l’avenir de la HAC. Car même parmi ces cinq là, deux seulement étaient engagés à nos côtes dans le cadre de la lutte pour la liberté de la presse».

Thierno Bah pour voxmeteore.info

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