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Salubrité publique: la mission impossible du gouvernement guinéen

Depuis des années, tout a été mis en œuvre par les autorités guinéennes pour venir à bout des immondices qui jonchent les artères publiques. Mais la réalité est que Conakry et plusieurs autres villes guinéennes sont confrontés au problème d’ordures.

A Conakry la capitale, des tas d’ordures sont visibles çà et là: sur le terre-plein central des autoroutes, sur certaines places publiques, dans les caniveaux, les marchés…

Dans certains quartiers de Conakry, des petites et moyennes entreprises (PME) assurent la collecte des ordures dans les ménages. Mais les prometteurs de ces ONG disent être confrontés à d’énormes difficultés liées aux points de regroupement des ordures. Pour Nèma N’Gomou: “actuellement les décharges sont aménagés par le gouvernement et reçoivent une quantité limitée d’ordures et nous, ça nous pénalise. Nous nous partons ramasser chez nos clients qui nous paient à la fin de chaque mois, mais parfois nous n’avons pas où mettre les ordures”.

Pour certains observateurs, le constat d’échec dans la gestion des ordures en Guinée est dû au fait qu’il n’y aucune politique d’assainissement et l’existence de plusieurs services publics pour ce seul problème: l’Agence nationale de salubrité publique, les collectivités locales, le ministère de l’assainissement et même le gouvernorat de Conakry.

Dans la foulée, le gouvernement guinéen a confié à Albayrack, une société turque, la gestion des ordures à Conakry. Cette société procède à installer un millier de poubelles publiques le long des voies publiques de Conakry.

Malgré les efforts de cette société, le problème persiste. Pour Amadou Koula Diallo, habitant de Sonfonia, pour venir à bout du problème d’ordures, le gouvernement guinéen doit changer de méthode. Pour lui, les autorités doivent rendre obligatoire l’abonnement à la poubelle pour tous les citoyens.“Il ne suffit pas de mettre des milliards à la disposition d’une société et espérer lutter contre les ordures. Le gouvernement guinéen doit changer de méthode. Comme nous le savons tous partout où vit l’homme, on y trouve des ordures. A Conakry par exemple, vous pouvez ne pas vous abonner à la SEG pour l’eau et même à l’EDG pour l’électricité. Mais en ce qui concerne les ordures, personne ne peut gérer ça si ce n’est pas l’État. Donc la solution pour lutter contre les ordures, c’est de rendre obligatoire l’abonnement à la poubelle”, a indiqué ce citoyen.

La capitale Conakry qui ne dispose pas de décharge moderne, regorge plus de 300 000 m3 d’ordures, selon le ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, Papa Koly Kourouma. En août 2017, un éboulement de la principale décharge de Conakry a tué 9 personnes et causé des dégâts matériels importants.

Thierno Sadou Diallo pour voxmeteore.info

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