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Des cadres du FNDC annoncent une plainte contre Malick Sankhon pour ses « chevaliers de la République »

Peu après l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé, un groupe de jeunes appelés « Les chevaliers de la République » a été mis en place par Malick Sankhon, Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Ces jeunes devaient empêcher certaines contestations venant de l’opposition.

Ce groupe a été dissout à cause des nombreuses critiques, mais d’autres jeunes ont été reconstitués, selon des propos attribués à Malick Sankhon par des leaders du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) ;

« C’est au siège du RPG Arc-en-ciel que Malick Sankhon a déclaré ‘’je prends le parti à témoin quiconque s’amuserait désormais à venir à la Caisse pour trouver la quiétude des travailleurs, je vous le jure, tu ne sortiras pas indemne’’.  Il a poursuivi en disant ‘’quand on a créé les chevaliers de la République, on nous a dit qu’on a mis en place une milice privée. Pour ne pas ternir l’image du pouvoir, nous avons dissout les chevaliers. J’ai reconstitué 2500 à 3000 jeunes. Et quiconque s’amuse à nous provoquer, je vous le jure, on lui marchera dessus… On ira à 10.000. Je défends la démocratie», a affirmé Me Francis Haba, membre du FNDC, lors d’une conférence animée mercredi à la Maison de la Presse.

Malgré l’interdiction de constituer des milices clairement énoncée dans la Constitution, la justice n’a pas mis en branle sa machine pour punir Sankhon. Ce qui a conduit Bah Oury, Thierno Saïdou Bayo, Étienne Soropogui, Jacques Gbonimy, Élie Kamano, Aboubacar Biro Soumah, Rafiou Sow et d’autres à porter plainte contre Malick Sankhon.

Ousmane Gaoual Diallo, Coordinateur par intérim de la Cellule de communication de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), estime que si la justice ne fait rien contre des déclarations comme celles de Malick Sankhon, cela équivaut à dire que chacun peut se trouver sa propre milice : « Les récidives, l’entretien des propos outrageants et criminels, le maintien et l’équipe des milices privées qui sont prohibées dans nos lois explicitement, si la justice n’agit pas, alors il faudra dire simplement que cette disposition constitutionnelle n’est pas applicable aux Guinéens et que donc chaque Guinéen a la liberté de constituer ses milices privées et de s’attaquer à qui il veut. Si c’est cette nation d’anarchie qu’on veut, si c’est cette anarchie qu’on veut promouvoir dans notre pays, la justice peut garder son silence sur les faits qui sont reprochés ici à Malick Sankhon. »

Bah Oury, président de UDD évoque l’importance de la neutralité de la justice pour sévir toute dérive qui risque de mettre la quiétude sociale en péril : « Lorsqu’on fait l’apologie de l’existence de milices ou  qu’on la justifie, ce n’est pas par rapport à un pouvoir qu’on s’adresse ou qu’on défend. Mais on s’attaque à la sécurité de tous et aux droits des gens. Les propos de M. Sankhon sont des propos inadmissibles. Par conséquent, la justice qui doit être neutre doit veiller à sanctionner toute dérive susceptible de créer des précédents au risque, dans le contexte d’Etat fragile, tel que nous le vivons actuellement, que demain, la paix et la sécurité, la souveraineté du pays ne puissent plus être assurés. »

Guineenews

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