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Une nourrice et son bébé blessés à Wanindra (Conakry) : « les agents m’ont accusée de vendre du riz aux manifestants »

Madame Oumou Diallo, nourrice agressée par les forces de l’ordre à Wanindara

Comme annoncé précédemment, la manifestation organisée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) d’hier, lundi 20 juillet 2020, pour exiger le départ du président Alpha Condé du pouvoir a occasionné plusieurs blessés. Parmi les victimes, il y a madame Oumou Diallo, domiciliée au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma. Cette pauvre dame et son enfant de quatre 4 mois auraient été blessés par un pick-up de la gendarmerie. Elle et son enfant ont eu la vie sauve grâce à l’intervention des jeunes du quartier, a-t-elle expliqué à un reporter que Guineematin.com a dépêché à Wanindra.

Mariée et mère de 3 enfants, madame Oumou Diallo vent du riz à Wanindara pour subvenir aux besoins de sa famille, puisque son mari est actuellement au village. Sortie pour acheter de la nourriture pour son enfant, elle aurait été poursuivie par des gendarmes qui finiront par la cogner avec leur pick-up. « Je suis sortie hier pour acheter de la nourriture pour mon enfant. Et, arrivée au niveau du carrefour marché, j’ai aperçu un groupe de gendarmes. Subitement, l’un d’entre eux a dit que c’est cette dame qui prépare du riz pour ces jeunes manifestants. C’est ainsi qu’ils se sont mis à me pourchasser. Et, en rebroussant chemin, le pick-up m’a rattrapée et m’a cognée. Mon enfant et moi-même sommes tombés dans le caniveau. Ensuite, les gendarmes sont venus me tirer du caniveau et ont commencé à me frapper très fort. Heureusement, un jeune du quartier qui m’a reconnue est venu prendre mon enfant qui était toujours dans le caniveau. Les gendarme l’ont aussi arrêté et ont continué à nous frapper tous maintenant. C’est ce qui a irrité les autres jeunes du quartier qui sont venus en nombre nous retirer des griffes des gendarmes pour nous conduire à l’hôpital. Malgré tout cela, les forces de l’ordre ont continué à me rechercher. C’est ce qui a fait que j’ai été par la suite envoyée dans un autre endroit pour être plus en sécurité », a-t-elle expliqué.

Aujourd’hui, Madame Oumou Diallo et son enfant éprouvent toujours des douleurs et sollicitent l’aide des personnes de bonne volonté pour aller se faire soigner dans un hôpital. « Mon enfant et moi souffrons énormément. J’ai mal partout, à la tête et aux pieds. Vous savez que j’ai fait une chute dans le caniveau. Je n’ai aucun moyen. Je demande qu’on m’assiste, qu’on m’envoie à l’hôpital. Je n’ai aucun moyen et mon mari est au village. C’est à travers la vente du riz que je parvenais à nourrir ma petite famille », a-t-elle indiqué.

Egalement souffrant, Ibrahima Diallo (le jeune qui a secouru madame Oumou Diallo et son enfant de 4 mois) dit avoir été sérieusement malmené par les agents des forces de l’ordre. « Hier, j’étais sortie comme certains jeunes leaders de Wanindara pour sensibiliser les jeunes afin d’éviter des actes inciviques. Ainsi, aux environs de 16 heures, j’ai aperçu cette dame qui cherchait à acheter de la nourriture pour son enfant. Tout d’un coup, j’ai vu le pick-up de la gendarmerie foncer sur elle ; puis, elle est tombée dans le caniveau. Elle a été sortie du caniveau ; mais, le bébé lui était toujours dedans. Donc, je suis venu secourir l’enfant. C’est ainsi que les agents des forces de l’ordre se sont mis à me frapper avec leurs matraques. Ils m’ont aussi jeté dans le caniveau. C’est ce qui a occasionné les blessures que vous voyez sur mon corps », a-t-il expliqué.

À rappeler qu’un le journaliste de Guineematin.com a essayé à plusieurs reprises de recouper ces informations avec les responsables du ministère de la sécurité, sans succès : « nous avons publié un communiqué hier », répètent les responsables joints au téléphone ce mardi.

Guineematin.com

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